Les billets


flou, funambule, Nóia, d'Agata, Genet, fil, corps, incertitude DIaph 8 philippe bernard billet
Ou comment aborder les flous de Nóia à travers la figure du funambule pensée par Jean Genet ? Bien que présentée simultanément à Anticorps1, l'exposition Nóia2 d'Antoine d'Agata s'en différencie et trouve sa spécificité dans une cohérence esthétique fondée en grande partie sur l'omniprésence du flou accompagnée de clairs-obscurs. Ces photographies […]

Fil & flou, Nóia et le funambule





Diaph 8 Des lueurs brumeuses, un bourdonnement à peine perceptible, une fermentation. Des cuisses, des lèvres, quelques boas surgissent dans un remous nébuleux. Les années soixante avec une mince patine sixties désignent un moment archéologique, un ensevelissement interrompu, une antériorité faite future dans une séquence court-circuitée. Gerard Petrus Fieret attend dans sa cave à La Haye, il ne sait pas quoi, mais voit venir. En attendant il invite des femmes pour jouer, lui, son appareil photo et ses amies d'un jour. Un jeu à trois, pas triangulaire mais circulaire, il faut que ça tourne, pas de pose, pas d'angle mort, pas de sommet, juste un mouvement, un bougement de corps qui gravitent. Petrus Fieret agite. Un demi siècle plus tard on dirait qu'il attendait les selfies, les petits écrans en verre des smartphones et l'agitation des images sur le réseau. L'étrange parenté entre les tirages argentiques du photographe néerlandais et le bouillonnement photographique sur Facebook ou Instagram est une coïncidence photographique. Comme celle des pellicules cachées de Vivian Maïer, dont les cartons où elles gisaient, étaient une prémonition du stockage sur disque dur. La photographie est avant tout prémonitoire. Elle ensevelit le futur. Petrus Fieret saisit une fermentation, lui dans sa cave, son labo photographique, ses femmes, leurs jeux amoureux si pleins de vie, et des éclairs, des halos, des crépitements. Il tient à effacer le présent, pas le sien, mais celui du monde, il veut être ailleurs, avant, après, nulle part. Il scrute la nébulosité de l'a-présent ou de l'in/présent/able. Son oeuvre ressemble à une étoile filante, lumière qui traverse le temps, d'une explosion d'il y a longtemps, coïncidence entre un temps astronomique et un présent qui ne vient pas. Une comète perdue passe Les billets
Des lueurs brumeuses, un bourdonnement à peine perceptible, une fermentation. Des cuisses, des lèvres, quelques boas surgissent dans un remous nébuleux. Les années soixante avec une mince patine sixties désignent un moment archéologique, un ensevelissement interrompu, une antériorité faite future dans une séquence court-circuitée. Gerard Petrus Fieret attend dans sa […]

Ensevelir le futur, Gerard Petrus Fieret au Bal


Diaph 8 les billet plasticité photographique Mireille Besnard Boltanski
Le texte ci-dessous est extrait d’un travail théorique portant sur l’oeuvre de Christian Boltanski durant les années 1984-1988 (Mireille Besnard, Le faire sépulture chez Christian Boltanski, processus psychiques, installations et traitements plastiques de la photographie dans ses oeuvres de deuil, Ombres, Monuments, Lycée Chases, 2015). L’hypothèse de recherche est que […]

L’ombre, ferment de la plasticité photographique




DIaph 8 Les billets interview les 400 vues
« J’ai rencontré Clémence, 22 ans, la co-présidente et chargée de partenariat pour « Les 400 vues ». Actuellement étudiante en Master Direction des projets culturels internationaux à l’Université  Paris VIII, c’est au sein de ce projet que Clémence a décidé de partager son énergie et sa passion pour l’art contemporain. Car […]

(Re)Garder un territoire // Les 400 vues





Entretien avec Jacques Graf, président de l’association Divergence Images Bonjour Jacques, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi et ton parcours ? « Photographe indépendant depuis 1984, j’alterne avec bonheur les commandes de presse et institutionnelles et des travaux personnels. De 1994 à 2007, j'ai été photographe pour […]

Divergence Images – Entretien avec Jacques Graf